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Il y aura un "avant 4 octobre 2001" et
un "après" dans la situation politico-ostéopathique.
Comment notre association peut-elle se
positionner face à ce changement de la
réglementation ?
En premier lieu, il était urgent de réagir
vite afin d'affirmer notre existence et
"d'occuper le terrain" politique, syndical,
associatif, par une communication adaptée.
Cela a été réalisé quelques heures après
le vote par un communiqué de presse.
A la différence des syndicats de médecine
manuelle, notre association de médecins
ostéopathes a su préserver sa non-ingérence
dans le conflit opposant médecins et non-médecins.
J'ai défendu personnellement cette neutralité
en affirmant des positions délicates depuis
deux ans : cf. ma "lettre ouverte" parue
dans le bulletin n°11 d'OSTEOS DE FRANCE
en avril 2000.
Puisque nous sommes les seuls à bénéficier
d'une certaine indulgence de la part des
pouvoirs publics et des non-médecins,
gardons-nous de la gâcher. Nous jouissons
d'une certaine liberté et d'un certain
crédit politique : sachons l'utiliser
non pas pour poursuivre un combat qui
n'a plus et n'a jamais eu lieu d'être
mais plutôt pour promouvoir un meilleur
exercice de l'ostéopathie tel que notre
association l'a toujours défendu.
Rien n'a changé pour nous. Nous pouvons
toujours exercer librement l'ostéopathie
tel que nous la pratiquons, ce qui inclut
les prérogatives propres aux médecins.
Ne craignons pas la concurrence des non-médecins
: elle n'a pas changé ! Les patients comprennent
mal la complexité de la nébuleuse ostéopathique
française. La fréquentation d'un cabinet
d'ostéopathe n'est lié qu'à la compétence
du praticien et ce principe de réalité
a toujours existé. A nous de leur montrer
l'avantage d'être médecin.
Nous avons encore du temps pour nous organiser
différemment si cela s'avérait nécessaire.
La nouvelle donne ne va pas manquer de
bouleverser le monde des ostéopathes médecins
et non-médecins. J'entrevois déjà les
conflits internes à venir au sein des
deux bords : du côté médecin la dualité
entre vertébrothérapeute et ostéopathe
; du côté non-médecin la scission entre
kiné et non kiné.
Laissons prudemment évoluer la situation
; examinons la tournure des événements
avec vigilance ; mais par dessus tout,
continuons à affirmer et à faire connaître
notre identité originale sans prêter le
flanc à la critique.
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