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Bulletin
N°16 |
LE MOT DU PRÉSIDENT |
Octobre
2001 |
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Au
Sommaire |
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Chers Amis,
Le
jeudi 4 Octobre 2001, lors de la discussion
de la loi relative aux droits des malades
et à la qualité du système de santé,
un amendement a été déposé par le député
Bernard CHARLES. Le Parlement a ainsi
adopté une loi autorisant la pratique
de l'Ostéopathie et de la Chiropraxie
par tout titulaire d'un diplôme reconnu.
Il n'est plus nécessaire désormais d'être
médecin pour donner de tels soins…
Certes, il s'agit d'un vote en première
lecture à l'Assemblée, celui-ci doit
être ensuite examiné par les sénateurs,
puis revenir à la Chambre des Députés.
Beaucoup d'entre vous l'attendaient,
certains le craignaient, d'autres s'en
réjouissent, la majorité d'entre nous
attendent de voir pratiquement comment
les choses vont se mettre en place.
Notre conseil d'administration a aussitôt
publié un communiqué commun dont vous
trouverez
le texte dans ce bulletin. Nous
demandons aux parlementaires et au Gouvernement
de participer à la mise en place de
cette reconnaissance du diplôme et de
l'exercice. Nous avons déjà pris contact
avec le Ministère. Nous demandons à
chacun des membres de l'Association
de prendre rendez-vous avec son député
car la majorité d'entre eux ignore totalement
qu'il y a en France des médecins qui
pratiquent l'Ostéopathie anglo-saxonne
et qui en même temps ont une formation
médicale ; ces mêmes élus ignorent également
qu'aux Etats Unis, où est née l'Ostéopathie,
tous les Ostéopathes sont médecins.
Les situations en Europe sont différentes.
En France, pendant des décennies les
combats des médecins contre les non-médecins
ont été permanents et nous avons toujours
dénoncé ces comportements stériles et
lourds de conséquence. Maintenant, il
faut prendre acte des décisions de la
société française et de ce que nos élus
ont voté, même si nous pensons qu'il
faut les éclairer davantage
Le gouvernement a été très clair, les
responsables du Ministère de la Santé
l'ont été également : chacun aura sa
place : médecin, kiné, non-médecin,
non-kiné, pourvu qu'il ait le bagage
défini comme nécessaire pour exercer
l'Ostéopathie. C'est le cas de l'immense
majorité des membres d'Ostéos de France
car cela a toujours été notre leitmotiv
à nous, au Professeur Cornillot, à Didier
Feltesse : " A main égale, le médecin
aura toujours la préférence du patient,
ne serait-ce que pour des raisons de
sécurité et de diagnostic ". Nous ne
devons rien craindre, mais exiger d'être
reconnus en tant que tel dans la mise
en place de la réforme.
Le conseil d'administration met toute
son énergie pour aboutir à cela.
Nous avons toujours prôné une certaine
liberté et " concurrence ", seule façon
d'ouvrir tous les champs de l'Ostéopathie.
Ostéos de France ne s'est jamais battu
pour la reconnaissance d'une cotation
à la nomenclature de l'Ostéopathie car,
comme le disait notre vice-président
Guy Dupiellet, ceci est du domaine des
organisations de patients et des syndicats
de travailleurs. De même le Parlement
est souverain dans ses décisions au
nom du peuple français. Notre rôle est
de lui montrer quel est son intérêt
de choisir que les médecins aient une
place importante au sein de l'organisation
de la future profession d'Ostéopathe.
Vous trouverez dans ce numéro
le texte de l'amendement, le communiqué
de presse que le conseil d'administration
a fait paraître dès le lendemain matin
du vote et un argumentaire
détaillé d'Alain Roques. C'est le
moment pour chacun de participer et
de s'inscrire dans notre dynamique.
A
très bientôt. Votre dévoué.
Bruno BUREL
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